Propositions faites par Yves-Marie Adeline, président de l'Alliance royale, au Comité de réflexion et de proposition sur la modernisation et le réequilibrage des institutions de la Vème République, à l'invitation de son président Edouard Balladur.
Monsieur le Président Mesdames et Messieurs les membres de la Commission,
Tout d'abord, je tiens à vous remercier de me permettre d'apporter mon point de vue parmi les diverses consultations de la Commission. C'est de votre part une preuve d'ouverture qui vous fait honneur et dont les royalises avec moi vous savent gré. Maintenant je vais directement au fait, et serai le plus bref. L' évolution de l'exercice du pouvoir dans le cadre de la Constitution actuelle onduit à un changement de cap important par rapport au projet gaullien initial. On pouvait s'y attendre, car l'oeuvre de De Gaulle, inspirée de Barrès, ne pouvait lui survivre que par l'institution d'une monarchie, évidemment adaptée au temps présent, et à laquelle d'ailleurs le fondateur de la Cinquième République asongé, s'il faut en croire divers témoignages dont celui rendu par l'ancien président Valéry Ggiscard d'Estaingg après la mort de feu le Comte de Paris. Je me doute bien que mes propositions ne sont pas prêts d'être acceptées avant que l'occasion nous soit donnée de susciter un grand débat de fond entre concitoyens. Elles portent ici sur quatre organes de l'Etat : le législatif, l'exécutif, le Roi et la Justice.
1. Le législatif
A. Election des députés sous le régime de la "démocratie équitable"
Je propose une réforme du mode de désignation du corps législatif, afin de pratiquer ce que j'appelle "la démocratie équitable". Il s'agit de répondre au déficit démocratique engendré par la non-représentativité de l'Assemblée nationale : 4 fois plus de fonctionnaires que dans l'ensemble de la société, 3 fois moinsd'employés, 10 fois moins d'ouvirers non qualifiés, pas de familles représentées, pas de chômeurs etc. Et pour mettre fin au régime au régime idéologique des partis, je suggère que la représentation des grands corps constitutifs de la nation soit réellement assurée. J'en retiens quatre parmi ceux qui pourraient représenter le mieux l'ensemble de la société française : les salriés, les entrepeneurs et professions libérales, les collectivités territoriales, et les familles. Les élections se déroulent à l'échelle du département, devenu la ciconscription électorale. Chaque collège ( salariés auxquels se joignent les chômeurs, les entrepreneurs, coletcivités, familles) élit un représentant par département. Ces représentants siègent au Conseil régional, devenu une véritable instance de décision ; ils représentent leurs collèges. Dans le souci d'assurer la continuité du pouvoir, ces mêmes députés siègeront à l'Assemblée nationale par groupes de régions, et au sein de ces groupes, par collèges. Dans le souci d'assurer la continuité du pouvoir, ces mêmes députés siègeront à l'Assemblée nationale par groupes de régions, et au sein de ces groupes, par collèges. Ces députés seraient élus sur le mode du mandat impératif, c'est à dire qu'ils sont les représentants du collège de leur région et ont pour mandat de représenter ce collège, partie de la nation : en tant que députés (je ne parle pas encore du Sénat) ils ne seront plus les représentants de concepts abstraits, comme celui d'être un "élu de la nation", mais de réalités concrètes. Autrement dit, le député devra avant tout répondre de ses actes devant ses électeurs et non pas devant les consignes de son parti. Enfin, les tendances idéologiques ne pourront pas se recréer à l'assemblée, car les députés se retrouveront regroupés par régions et par collèges, quelle que soit leur idéologie. Cette réforme aboutit à rendre les députés du peuple, recentrer l'Assemblée nationale vers les problèmes concrets de tous les jours, assurer une représentation plus juste et équitable du peuple, et réaliser ainsi le vieux rêve des hommes de 89 : donner une assemblée nationale à la France.
B. Elections du Sénat par le peuple. Les sénateurs sont élus au suffrage universel proportionnel, afin de représenter les princpales tendances idéologiques de la France. Le rapport entre les deux chambres, prévu par la Constitution de la Vème République, est maintenu. Le Parlement pris dans son ensemble est donc chargé de voter les lois, d'examiner, et éventuellement de censurer, l'action du gouvernement.
Source : www.alliance-royale.com et www.pourleroi.fr